mercredi 9 septembre 2020

Welkom terug Frankrijk - Episode 3 : Incertitude, quand tu nous tiens !

Episode 3 : Incertitude, quand tu nous tiens !

J’essaye de me calmer en faisant un puzzle mais rien à faire ! Les inquiétudes et les questions se bousculent au portillon : je n’aurais pas de travail pendant un mois ; vais-je pouvoir rentrer mi-avril ; je n’aurais plus de logement à cette date ; Pierre-Jean devait venir le premier weekend d’avril pour ramener mes affaires. Est-ce que ce sera possible ? Et pour le voyage en vélo ? Peut-on encore garder espoir ? Bref, l’angoisse ! 

J’entends le bruit de la clé dans la serrure. La porte s’ouvre et Olaya fait son entrée dans l’appartement. Elle me salue mais voit rapidement mes yeux humides et mon visage triste. Je lui explique... Ça me fait du bien de lui parler. Elle essaie de dédramatiser la situation. Rapidement, je retrouve un petit sourire timide. 

Dos au mur, je descends de la mezzanine marche après marche pour retrouver mon clavier et mon écran. Roderick, mon chef, est en ligne. Je lui raconte mes dernières péripéties. Stupéfaction ! Cette nouvelle inquiétante engendre de la joie chez lui ! Et oui, c’est chouette, je vais pouvoir rester un mois de plus ! LOL. « Ta lettre de démission ? De quoi me parles-tu, je n’en ai jamais reçu ! », me dit-il. Sa proposition est assez alléchante. Je lui propose d’y réfléchir.

Ma chambre est déjà demandée ! Vive le marché de l’immobilier à Amsterdam ! Rosana, une copine de ma coloc est en tête de liste ! On rembobine… Quelques jours avant que mon frère arrive, début mars, j’ai donné mon préavis à Neske, la propriétaire de mon appartement. Comme à son habitude, elle a rendu les choses plus compliquées en me disant que je devais payer mon loyer jusqu’au 15 mai. Dans le contrat, un préavis de deux mois est demandé même si je ne suis pas certaine que ce soit légal vu que je paye mon loyer au mois. Enfin ! Elle a accepté malgré tout que Rosana emménage à condition que nous réglions ça ensemble. Elle n’aurait pas de contrat jusqu’à cette date et je devrais assumer les conséquences. 

Voila Rosana!
Voilà Rosana!

Tout avait l’air réglé mais avec ce revirement de situation, est-ce que cela m’arrange toujours? Peut-être bien que oui ! Si je dois payer jusqu’au 15 mai alors je peux rester dans l’appart jusqu’au 15 mai, non ? Nous n’avons pas encore d’accord avec Rosana, mais je ne veux pas la laisser sans hébergement. Je crois que sa location se termine fin-avril. Nous pourrons peut-être trouver un arrangement. Et si, nous cohabitions pendant 15 jours ? La proprio n’a pas besoin de le savoir ! Une amie d’Olaya reste chez nous et voilà ! Voyons ce qu’Olaya et Rosana en pense ! Si cette option ne leur convient pas, j’ai un plan B ! Je pourrais être hébergée temporairement chez des amis. 

Le feu est au vert… Même si je ne suis pas enjouée à l’idée de repousser mon départ d’un mois, j’accepte la proposition de Roderick. Cette opportunité me permettra de tout organiser dans de meilleures conditions. Je vais pouvoir tester si la patience est l’une de mes qualités ou l’un de mes défauts ! J’aurais un mois de plus pour réfléchir à la manière de l’utiliser pour sauter dans les bras de Pierre-Jean une fois que je l’aurais retrouvé!

Une des dernières journées de Mars commence ! Mark Rutte, le premier ministre des Pays-Bas, doit aujourd’hui nous donner plus d’infos sur la situation et nous faire part de ses décisions pour continuer à ralentir la propagation de l’épidémie. Plus de suspens, il décide de prolonger le confinement jusqu’au 8 avril. Les restrictions deviennent de plus en plus lourdes. Le travail à distance se poursuit. La fermeture des lieux publics comme les écoles ou restaurants est prolongée. La fréquence et la fréquentation des trains et des avions diminuent. Il faut avoir une bonne raison pour voyager. Les frontières belges et françaises ferment. Cette fois-ci, c’est certain, nous pouvons oublier le voyage en vélo pour le moment. Quelle grosse déception ! Les rassemblements de plus de trois personnes sont maintenant interdits. On peut également oublier l’enterrement de vie de jeune fille d’Anais, le Paris-Roubaix challenge pour les Aurélien et Pierre-Jean et ma soirée de départ. Moi qui espérais profiter des gens avant de partir… Pfff… 

Bon ! Allez, inutile de rester ici à déprimer, je sors faire des courses. Penser aux bons plats que je vais pouvoir cuisiner et acheter le bouquet de tulipes hebdomadaire (notre nouvelle tradition à l’appart) font toujours du bien !

Premier bouquet de tulipes du confinement!
Premier bouquet de tulipes du confinement!

Plus les jours passent et plus le travail se fait rare… De temps à autre, le stress monte. Je ne sais pas trop quoi faire… Comment la situation va-t-elle évoluer ? Personne ne semble vraiment le savoir… Il faut s’habituer à cette nouvelle routine « du vivre au jour le jour » !

Les signes sont positifs en Chine… On déconfine doucement… Peut-on espérer la même chose ici ? Mais dans combien de temps ? 

Je commence à prendre contact avec l’ambassade de France aux Pays-Bas. Elle aura peut-être des solutions et des réponses à certaines de mes questions… Sous quelles conditions ai-je le droit de rentrer? Comment vais-je pouvoir revenir et procéder pour le déménagement ? La même question revient sans cesse: est-ce que PJ pourra venir ? 

Je ressens dans le discours des employés de l’ambassade une grande part d’incertitude. Ils ont peu d’informations et essaient de suivre au mieux les directives des élus qui ne font que changer au gré des évolutions. La condition indispensable pour pouvoir revenir en France est de se trouver dans une position où rentrer est la seule option… ça tombe bien, je n’aurais plus de toit à partir du 15 mai et je dois prendre un nouveau poste ensuite. Seulement, il faudra des preuves à l’appui pour le prouver! J’aurais besoin notamment d’une lettre de la proprio confirmant que je ne peux pas rester plus longtemps. Cela risque encore d’être folklo pour l’obtenir mais on y croit! 

En revanche, il sera difficile de trouver un motif valable pour que Pierre-Jean vienne. Une livraison de pâtes à tartiner aux Pays-Bas, ça pourrait peut-être le faire, non ?! 

Quelles sont les options pour rentrer alors ? Mon contact de l’ambassade me confirme que deux avions circulent entre Amsterdam et Paris tous les jours ainsi qu’un nombre limité de trains… Le Thalys propose un trajet vers Paris en deux jours via un arrêt à Bruxelles. Je peux aussi louer une voiture mais c’est assez cher. J’ai du mal à prendre une décision compte-tenu de l’évolution des restrictions et puis j’ai toujours ce petit espoir en moi de pouvoir regagner la France en vélo en mai !

Les annonces sont assez formelles. Les restaurants et les hôtels ne rouvriront pas avant le mois de Juin. Pour les frontières, je n’en sais rien mais ce sera probablement pareil. Ces conditions de voyage ne sont pas celles que j’avais envisagées. L’idée initiale va perdre son sens mais malgré tout, il est surement préférable de reporter ce beau projet à plus tard… 

Allez, ce n’est plus la peine de réfléchir davantage… Je saute le pas et réserve un billet d’avion et un billet de train sur le site de KLM pour le 14 mai. Ça y est, j’ai une date ! Je sais à présent quand je vais retrouver mon amoureux ! Chouette !

Je confirme ensuite à mon chef que je partirai en mai. Avec la peur de répéter à nouveau, « non, finalement, je ne pars plus », j’informe mes collègues qui eux aussi se posent des questions. Pour le déménagement, j’enverrai tout par voie postale comme j’avais fait pour mon déménagement précédent. Refaisons confiance à Sendmybag.

Je m’organise, d’ailleurs, rapidement pour envoyer les premiers cartons, histoire de tester l’entreprise. La situation s’envenime avec la proprio. Je ne lui ai pas confirmé que je resterai un mois de plus pensant que vu ses conditions, je serai dans mes droits mais à force de discuter avec Rosana, elle le comprend. En bonne storyteller, la proprio imagine une autre histoire. Elle essaie de me rendre coupable car au final, elle voit le gain financier derrière cette situation. C’est un bon moyen de me faire accepter la cohabitation avec Rosana pendant 2 semaines à titre « non-gratuit » : la maudite somme de 300€! La manière de faire est comme à son habitude inappropriée et doit être acceptée sans contradiction ! Enfin, les choses sont officialisées ! Cependant, Olaya commence à avoir des frayeurs quant à notre cohabitation ! 

Le port du masque devient de plus en plus à la mode. Les tutoriels de couture se multiplient sur Pinterest. Le nombre de cas commence à stagner. Les gouvernements prolongent le confinement mais envisagent l’allègement des mesures à partir du mois de mai. Il est encore trop tôt pour savoir. 
Ce soir, c’est samedi, je ne peux pas aller en soirée avec les copines alors le DJ s’invite dans ma chambre : DJ Gwen via Youtube ! La programmation s’annonce parfaite pour danser jusqu’au bout de la nuit sur mes morceaux préférés! On passe du rock à l’électro rock et swing ! Il va falloir arriver à trouver le bouton stop ! 

Anais et son arme fatale contre les pizza!

Le lendemain matin, je suis en pleine forme pour retrouver Anaïs. Nous sommes mi-avril et c’est la première fois que nous allons nous voir depuis le début du confinement. Nous avons choisi de nous retrouver dans un parc un peu moins fréquenté, histoire de pouvoir discuter tranquillement sans risquer les 400€ d’amende ! 

Je me prépare. Tiens, la sonnerie du téléphone retentit. J’ai reçu un email de KLM. Je dis à Anais que je serai un peu en retard après avoir l’avoir lu… Cet email est étrange. Il est écrit avec une police au style de machine à écrire. KLM se la joue vintage maintenant ?! C’est un peu suspicieux ! Le mot annulé me saute aux yeux ! No way ! Choquée, je vérifie sur mon compte KLM et, non, il n’y a pas d’erreurs. Je clique pour voir si je peux réserver à nouveau. Le report est possible mais pas avant le 1er Juillet! Cette information m’est malheureusement confirmée par le service client sur Twitter. What ? La panique à bord et le retour des larmes, eux, ne se font pas attendre ! Si je ne peux pas prendre l’avion à cette date comment vais-je faire ? 

mercredi 2 septembre 2020

Welkom terug in Frankrijk - Episode 2 : Bienvenue au Coronavirus !

Episode 2 : Bienvenue au Coronavirus !

Depuis début Février, chaque weekend, le vent et la pluie font le ménage sur le territoire néerlandais. La force des bourasques est telle que certains érudits participent à une course de vélo contre la tempête Ciara sur un pont-barrage appelé le Oosterscheldekering en Zélande : la NK Tegenwindfietsen. Bon courage pour la prononciation! Heureusement, la fin du mois approche et les conditions météorologiques vont en s’améliorant. Quelle bonne nouvelle ! La saison des carnavals tant attendue dans le sud des Pays-Bas va bientôt s’ouvrir ! 

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la NK Tegenwindfietsen

Au même moment, la météo pandémiologique, elle, se gâte. Nous suivons depuis fin Janvier l’actualité de près en espérant que l’épidemie développée sur le marché de Wuhan en Chine ne vienne pas faire des petits en Europe. Le nombre d’infections ne fait qu’augmenter. La situation est alarmante. Beaucoup de mesures de précautions sont prises par la Chine et ses pays voisins. Nous pouvions difficilement l’éviter, les premiers cas arrivent en Europe... 

Nos carnavals pourraient être l’endroit idéal pour que le COVID-19 se développe…  Sans surprise, une semaine plus tard, l’ensemble de nos amis fans de fête et de costumes sont, d’ailleurs, priés de rester confinés chez eux pendant deux semaines. Ma collègue Sophie en fait partie !

Ma collègue Sophie et ses amis au carnaval de Den Bosch

Suite à notre dernier échange, comme convenu, je reçois un email de mon futur employeur avec en pièce jointe une proposition d’embauche. Yes, yes, yes ! Les choses avancent dans le bon sens ! Les conditions demandées y sont toutes ! Ai-je le droit de me rejouir ou est-ce encore trop tôt ?! J’ai envie de sauter partout ! J’ai réussi !!! Ça y est, après un an de recherche, l’opportunité est là !  Wouhou !

Je prends mon téléphone pour partager la nouvelle avec Pierre-Jean. Je lui demande de vérifier que tout est correct. Sans trop tarder, je peux rédiger la lettre qui va bien pour confirmer que j’accepte le poste ! Youpi !

Une fois rentrée à l’appart, je me fais une séance de tapping (dédicace à mes amis volleyeurs) en mode saut de joie dans ma chambre. Apparemment, ça ne plait pas vraiment à la voisine du dessous mais je m’en fous!

Allongée sur mon lit, les idées se bousculent dans ma tête. J’ai du mal à fermer les yeux. Je pense déménagement, planification du voyage en vélo, préavis, soirée de départ, diners entre amis et démission de mon job actuel ! Il me reste six semaines pour organiser tout ça. Crazy !

Le lendemain matin, le réveil sonne. J’ai dû réussir à m’assoupir. Il est l’heure de se préparer. Je prends ma petite reine pour me rendre à la Millenium Tower. Comme à mon habitude, j’admire les bateaux naviguant sur l’IJ, les autres cyclistes devant moi et les passants tout au long du chemin tout en réfléchissant à d’autres choses. Ce matin, mon regard est différent. Bientôt, je ne serai plus là… Je passe une partie de ma ballade à essayer de me convaincre de tenir ma langue toute la journée au travail. Ce sera loin d’être simple. Je suis proche de pas mal de collègues… Je réfléchis au moment opportun pour informer Roderick, mon manager. N’ayant pas reçu de contrat, je décide d’attendre une bonne semaine avant de faire mon annonce ! Heureusement, ma copine Danielle est là pour les  séances d’explosion de joie en cachette! 

Une semaine plus tard, c’est décidé, ce sera aujourd’hui… J’ai assez attendu ! Je vais voir si Roderick est dans le coin. Par chance, il a le temps de discuter deux minutes. Nous nous dirigeons vers une salle de réunion disponible. Mon cœur bat la chamade. Je souffle un bon coup et finis par lâcher le morceau ! 1, 2, 3 et c’est parti ! La nouvelle est prise avec le sourire. Il est très content pour moi même s’il ne veut pas trop que je parte. Il s’attendait à ce que ça arrive un jour ! Je récupère quelques conseils au passage pour prévenir les RH. Ayant encore un peu de temps devant moi, je ne me presse pas pour lui envoyer ma lettre de démission. Les priorités du moment sont la planification du voyage en vélo, le déménagement et l’arrivée de mon frère à la fin de la semaine. 

Plus les jours passent et plus, je sens que Roderick n’est pas heureux avec ma nouvelle. Les remarques amères et froides à mon égard se multiplient. Je sens de la tension. Il me met la pression pour que je lui donne la lettre. Il ne sait pas qui pourra me remplacer et veut se dépêcher de recruter quelqu’un. Je suis un peu triste de le voir me parler de la sorte et me confie à ma collègue Els qui me rassure très vite. Ça lui passera ! 

Mars devait être le mois le plus chargé pour moi. Depuis la fin de l’année dernière, je travaille sur l’organisation de plus de 15 meetings durant la conférence SOT à Chicago ainsi que sur d’autres meetings prévus mi-mars. Compte-tenu de l’actualité, l’inquiétude s’installe. Les restrictions se mettent en place dans de plus en plus de pays. Je commence à recevoir des messages d’éditeurs anxieux, puis c’est au tour des organisateurs de SOT de nous contacter. Ils nous apportent la mauvaise nouvelle… Jusque-là, pas de surprise et c’est surement plus raisonnable. Je passe donc ma semaine à revenir en arrière et à espérer récupérer quelques pénis (Pour les esprits mal placés, il s’agit du pluriel du mot penny). Jagna, ma publisher m’amène des viennoiseries de la boulangerie française d’Amsterdam pour me guérir de la déception. Comme quoi, ça n’a pas que du mauvais ! J’arrive rapidement à prendre de la distance avec les événements et m’exécute. 

C’est au tour d’Elsevier de prendre ses propres mesures. On nous demande de rester chez nous le 12 Mars. Ils veulent tester leur système de sécurité en cas d’infection !

Mon frère et Jade sont là ! Olaya, ma coloc espagnole, est en voyage à Belgrade pour plusieurs jours. Je vais pouvoir souffler un peu et explorer d’autres endroits des Pays-Bas avec eux. Nous commençons d’ailleurs par visiter la région d’Alkmaar, ses villages pittoresques comme De Rijp, ses digues, ses moulins et leurs systèmes de vente aux enchères de légumes. Les jours qui suivent seront un peu plus classique : découverte d’Amsterdam, ses canaux, ses musées et sa nourriture locale ! Je suis heureuse de leur faire découvrir mon futur ancien chez-moi.

Croisière sur les canaux

Visite du Musée BroekerVeiling

La salle des enchères

Le parking à bateau

Le temps passe vite. Il est déjà l’heure pour eux de repartir. J’en profite pour leur donner quelques affaires. Par chance, ils décident de partir le jeudi 12 car le lendemain, le gouvernement nous annonce le début du confinement! Elsevier me demande de travailler de la maison jusqu’au 31 Mars, sous réserve de prolongation. Nous en saurons plus sur la suite le 28 Mars. Je me demande bien comment je vais faire pour ne pas voir mes collègues aussi longtemps… 

Oeuvre des agriculteurs du côté de Beemster 

Chaque jour, le nombre d’infections augmente. L’incertitude gagne du terrain. La situation dans certains pays européens devient critique. L’Italie et l’Espagne ont du mal à gérer la crise alors que le Portugal s’en tire plutôt bien. Ici, on nous demande d’éviter de sortir et respecter 1,5 m de distance sociale. Les écoles, bars, restaurants, musées et cinémas ferment leurs portes. Les magasins restreignent leurs horaires d’ouverture et des plages sont même réservées pour les personnes âgées. Ils s’équipent de gels hydro-alcooliques, de vitres en plexiglas, mettent des marquages au sol pour indiquer les directions et faire respecter les 1,5 m de distance… Les rayons de farine, pâtes, pain, papier toilette, etc. sont vides. Les gens paniquent. On ne sait pas pourquoi ! Le vélo devient le moyen de locomotion recommandé…

Modèle de carte réalisé durant le confinement
Un des Skype apéro!

 Les vidéos en ligne des italiens qui chantent à leur balcon et d’applaudissements des soignants sont à la une ! Internet devient le lieu principal de divertissement. Et oui, le virus du pangolin nous force à prendre des nouvelles habitudes. Ce n’est pas évident pour tout le monde. Moi, je trouve ça plutôt chouette. C’est l’opportunité de découvrir de nouvelles activités ou de faire des choses qu’on ne prend jamais le temps de faire. Je me mets aux cours de sport de Mathieu Coaching sportif, un ancien collègue de l’AS Poitiers, de quoi stimuler les endorphines. Avec Carly, je prends mon beau vélo pour partir faire de grandes ballades dans la campagne. Chaque semaine, nous prenons une grande bouffée d’air. Je teste des recettes de cuisine italienne comme la pizza ou le foccacia et à 2 en visio avec PJ, nous préparons nos diners. La nouvelle mode est au Skype apéro. C’est la méthode idéale pour discuter et rigoler avec les copains et les cousins ! Je travaille sur les étapes du voyage en vélo, l’acquisition du matériel et regarde les logements disponibles sur AirBnB.  La dernière idée de génie que j’aurais, sera de faire des albums photos retraçant mes 5 années aux Pays-Bas. Finalement, je ne m’ennuie pas. Je reprends même contact avec mes amies chinoises de la fac. Ça fait plaisir. 

Les balades en vélo avec Carly
dans le Beemster

Le magasin d’optique dans lequel travaille Olaya est fermé temporairement. Nous prenons l’habitude de cohabiter durant la journée. Elle aussi se créé de nouvelles passions comme l’origami. Je suis contente de pouvoir vivre cette expérience avec elle. Tout se fait facilement et naturellement. En revanche, notre présence continue à l’appart, nous créé un ennemi en dessous. Un jour, nous trouvons dans la boite aux lettres, un mot de la voisine du numéro 9. Ces quelques phrases illustrent parfaitement la délicatesse hollandaise! Apparemment, nous marchons comme des éléphants sur le sol avec nos pieds nus la plupart du temps! A côté de ça, le gérant du café d’en bas n’a pas l’air de nous en vouloir. Il nous donne à manger gratuitement pour écouler ses stocks !

Pizza et Foccacia bread made in confinement

Cette période est vraiment étrange ! S’habituer à cette incertitude permanente pose problème. Nous enchaînons les hauts et les bas à Piraeusplein 13… Les grand-parents de ma coloc ont peut-être été infecté par le virus… Son grand-père rentre à l’hôpital et sa grand-mère est isolée chez elle en attendant son retour. Il est difficile d’être loin de sa famille dans cette situation. De mon côté, j’envoie un email à mon futur employeur pour prendre la température… L’entreprise fonctionne au ralenti. Il y a trop d’imprévus à gérer. Ma date d’embauche est repoussée au 1er Juin. Je reçois cette nouvelle comme une grosse claque. Tous les plans s’écroulent… Je fonds en larmes…

mercredi 26 août 2020

Début de la saga: Welkom terug in Frankrijk : un retour version COVID-19 - Episode 1

Dans mon article précédent, je vous racontais les aventures de Gwendo et ses tentatives de retour au Royaume du pain, du vin, du saucisson et du fromage… Comme dans la plupart des contes, l’histoire se terminait sur une « happy ending » avec la signature d’une proposition d’embauche pour le 4 mai 2020.

La bonne nouvelle du jour, c’est que cet article se terminera également sur une note positive ; mais le format sera un peu différent cette fois… Est-ce que vous aimez les feuilletons de l’été ? Si oui, vous allez être servis avec ce feuilleton de la rentrée !

J’ai choisi de vous concocter quelques épisodes à « la plus belle la vie » pour retracer les péripéties de mon retour en France en mode COVID-19 ! Restez-bien assis sur votre canapé, ça va secouer ! (Bon, j’en fais peut-être un peu trop !)

Pour continuer dans l’originalité, j’ai décidé de reprendre la suite de l’histoire en commençant par la fin (du moins à ce jour)… Alors à vos écrans !


Welkom terug in Frankrijk : un retour version COVID-19 

Episode 1 : La signature

Nous sommes aujourd’hui le 28 Juillet 2020. Le soleil plane sur les monts du Forez. Depuis une dizaine de jours, le nombre de cas de Coronavirus a augmenté. A la radio, les discussions au sujet d’une deuxième vague s’enchainent. Le port du masque au sein des lieux publics extérieurs fait également débat. L’animateur annonce 13h30. Je mets vite mon assiette et mes couverts sales dans l’évier et quitte l’ancienne fermette du hameau de la Fouillouse. Au volant de ma petite clio grise, je descends ma colline, longeant quelques champs et de grandes maisons au crépi blanc cassé et au toit en tuiles rouges. Attention, ici à ne pas écraser les poules et le chien du voisin !

De villages en villages, je parcoure, à présent, la plaine forézienne. Le relief est resté derrière nous. J’admire d’en bas le mont d’Uzore, les prairies encore vertes, les bois touffus, les champs de foin et de blé déjà coupés. Dans les communes ou hameaux alentours, de jolies maisons en pierre locale suscitent ma curiosité. Les rues sont presque vides mais j’y croise quelques véhicules. Enfin, le plus long fleuve de France m’accueille dès mon arrivée à Balbigny. La jolie voix à l’accent anglosaxon de Google Maps résonne dans mon oreille : « in 500 meters, at the traffic light, turn left ». (Oui, j’ai gardé l’application en anglais car ça me fait beaucoup rire de l’entendre prononcer les noms des rues ou des villages français !) Elle me rappelle que je devrais tourner au feu à gauche pour rejoindre la nationale qui me mènera vers Roanne.

Les paysages sont de plus en plus vallonnés et arborés. De la route, j’aperçois les champs dorés qui ont été moissonnés quelques semaines auparavant. Les panneaux m’informent de la présence de pentes de 4-5%. Il devrait normalement être difficile de respecter la limitation de vitesse mais n’étant pas rassurée dans les descentes, je roule pied sur le frein, tel un escargot ! Je songe même à me mettre sur la voie des véhicules lents !  Les pentes se suivent et ne se ressemblent pas jusqu’à l’entrée de la ville. J’ai le temps de prendre confiance ! Je rencontre à nouveau la Loire et me dirige vers le boulevard de Valmy. Je me sens un peu perdue, je ne reconnais rien… Où le GPS m’emmène-t-il ? Oups, c’est sûrement parce que je me suis trompée. Google Maps recalcule l’itinéraire. Un clic à gauche, puis un autre clic à droite… Une longue et large route se profile avec de grands arbres de part et d’autre. Je reconnais les entrepôts de Michelin et de Nexter. Quelques secondes plus tard, je mets mon clignotant pour tourner à gauche, me voilà face à un immense bâtiment noir et blanc. La devanture a une architecture originale et asymétrique. Les ouvertures ne manquent pas. Derrière, un grand bâtiment noir.

Maisonhaute Logistics investit dans le sur-mesure

Je m’arrête devant l’interphone, sonne et me présente : « Gwendoline Pointereau, j’ai rendez-vous avec M. Maisonhaute à 14h30 ». Une voix douce et féminine me répond sur un ton ferme : « Oui, entrez s’il-vous-plait et n’oubliez pas de vous présenter à l’accueil ». La barrière se lève… Je laisse ma voiture sur le parking visiteur et comme suggéré, je marche à une allure rapide et crispée vers l’accueil.

Les deux pieds devant la porte, je regarde la feuille de papier scotchée sur la vitre. La mention « accueil temporaire » suivi d’une flèche et du mot « Tirez » y sont inscrits. J’amène la porte vers moi puis passe mon nez à l’intérieur. Les locaux sont propres et modernes.

J’aperçois une petite dame à lunettes résolue à m’accueillir. Mesure anti-COVID oblige, face à la vitre en plexi-glace, je donne nom et prénom. «Vous venez de la part de quelle société ?», me dit-elle.  Je rigole dans mes moustaches et lui répond aucune. A l’aide de ma carte d’identité que je retourne vers elle, elle m’inscrit au registre des visiteurs. Toutes les formalités sont maintenant remplies, elle peut m’accompagner au bureau de M. Maisonhaute. Nous montons ensemble les marches vers le premier étage. Son bureau est à droite ! « Bonjour, bonjour ! Je suis votre rendez-vous ! ». Je vous laisse imaginer cette scène en version plus formelle !

Pas de serrage de main… Nous nous saluons tout en respectant les gestes barrières. Il m’invite à m’asseoir à la table à côté de son bureau. Nous échangeons quelques mots et passons directement à la relecture du contrat. L’ensemble correspond avec ce qui était convenu. Je n’ai pas envie de partir en courant. C’est bon signe ! Crayon en main, le moment des signatures est enfin arrivé. Youpiiii ! Le sourire s’affiche sur nos lèvres. Mes épaules se relâchent et mes mains moites ne sont plus contractées. Je retiens ma joie ! Cela fait plusieurs mois que j’attends ce moment… Les craintes liées à une seconde vague viennent de s’envoler !

Nous ne tardons pas à parler du déroulement des premiers mois… Au programme, compréhension du fonctionnement de l’entreprise puis analyse de l’existant en communication, marketing voire commercial grâce à des entretiens avec les différentes équipes et aux explications du chef ! Nous ne perdons pas une minute et filons dans les bureaux de mes futurs collègues pour la séance de présentation.

Au premier étage : comptabilité et administration et quelques marches plus bas se trouvent les services de gestion des transports et de l’affrètement, le service commercial, la comptabilité pour la logistique et le transport ainsi que l’accueil. Les employés ont l’air sympathique, sont détendus et concentrés à ce qu’ils font. Ayant entendu le discours de la parité homme/femme souvent chez Elsevier, je ne peux m’empêcher de remarquer que certains services ne sont composés que de femmes et d’autres que d’hommes !

Cerise sur le gâteau, on me montre mon futur bureau ! Fini l’open space et le flex-desk, je vais pouvoir penser à une déco personnalisée avec les photos de mon futur chien ! lol !

En chemin vers les milliers de m2 de stockage, nous passons par la salle de pause. Un bel espace a été aménagé pour le partage des blagues pourries et des nouvelles de la journée! La cantine, ce sera moi ! Bonne nouvelle !

Ensuite, je découvre les longues et hautes allées remplies de marchandises diverses et variées du local à température ambiante. Des lettres, des chiffres et des codes-barres sont affichés un peu partout. Plusieurs employés sont là pour remplir les camions au volant de chariots élévateurs et de transpalettes. Portes après portes, nous arrivons dans le local réfrigéré caché derrière. Une petite pensée pour la chocolaterie…  alors qu’on me demande de mettre une charlotte noire cette fois-ci. Nous sommes dans la section agroalimentaire. Ici aussi, je retrouve des étagères très hautes où de nombreux produits sont rangés par marque et catégorie. Je fais même connaissance avec le coin des palettes perdues !

Nous prenons maintenant le chemin de l’accueil, là où nous conclurons la visite. C’est l’heure du départ et je peux à présent dire à cette dame que je ferai partie de son entreprise à partir du 1er Septembre ! Hihi.

Je repars légère et avec l’envie de revenir prochainement pour commencer cette nouvelle aventure professionnelle ! Danielle, une petite danse des indiennes ? Ça s’impose !

Comme vous l’aurez compris, je suis bien rentrée mais… Pourquoi exprimer tant de joie ? Pourquoi parlons-nous du 1er Septembre et pas du 4 mai ? Y aurait-il eu des changements ? Peut-être parce qu’avant de trouver la lumière au bout du tunnel, les embûches ont été nombreuses … Pour les démasquer, suivez bien l’actualité de mon blog ! Le prochain épisode y sera partagé très prochainement ! Yeepee, un peu de suspense !

mardi 3 mars 2020

L'heure du retour en France a sonné!



Depuis un an, mon quotidien a changé progressivement. Chaque matin, 7h30, le réveil sonne, j’ouvre les yeux et c'est parti pour une nouvelle journée. Je mets la bouilloire en route, coupe mon orange et une fois que tout est sur la table, j'ai rendez-vous avec ma boîte mail. Ainsi, je parcours l'ensemble des messages envoyés par mes nouveaux amis Linkedin, RhoneAlpesJobs et Indeed. Suspense... Vais-je trouver dans ces longues listes un poste qui m’inspire…

La journée avance. Les yeux fixés sur mon écran, je pars à la recherche d’information sur cette entreprise qui pourrait peut-être me convenir ou cette entreprise qui propose un job intéressant. Une heure plus tard, à la maison, je liste les points clés de l’annonce et les placent dans mon CV et dans ma lettre de motivation. Ils sont prêts… En un clic, envoyés !

Ensuite, pour imager une expression anglaise que j'aime bien, feel butterflies in your stomach signifiant avoir des noeuds dans l'estomac, des papillons viennent danser de joie et d’impatience dans mon ventre. « Vivement la réponse ! » Il devient presque impossible de ne pas regarder mes emails et mon téléphone régulièrement ! Le mot patience vient à point !

Un soir en rentrant, je décide de me préparer des cookies... Les mains recouvertes de pâte, j’entends mon téléphone vibrer. Oh ! Un appel d'un numéro en + 33, la France... Je passe vite mes mains sous l’eau dans l'espoir de décrocher à temps.

Ouf c'est bon!
-          Allo, bonsoir... G******* M**********, le dirigeant du Groupe de transport et de logistique M********** basé à Roanne.
Je me rappelle avoir envoyé une candidature via Indeed…
Je vous appelle pour donner suite à la candidature que vous nous avez envoyé pour le poste d'Assistante Administration des Ventes et Marketing. J'ai décidé de diviser ce poste en deux et je vous ai retenu pour la partie marketing. Pourrions-nous nous rencontrer ?

Quelques minutes plus tard, un rendez-vous est callé... Cependant la description du poste n'est pas totalement claire…

Quinze jours passent... c'est l'heure du rendez-vous ! Ma demande d’informations est restée sans réponse mais je décide d’y aller malgré tout.

Pierre-Jean et moi, nous arrivons devant ces mètres carrés de bâtiments gris anthracite tout beau tout neuf. C’est plutôt impressionnant…

Quelques minutes plus tard me voilà à l’intérieur… Je monte les escaliers vers la salle de réunion et m’installe confortablement. Chacun venu avec notre batterie de questions, l'échange commence…

Je me sens à l'aise. J’obtiens les informations que je souhaite…
L’avenir est prometteur… et donc l’entreprise a besoin de quelqu’un pour structurer le marketing et la communication. Tout est à créer… Un beau challenge qui me séduit.  

L'entretien terminé, le directeur me raccompagne jusqu’à la porte d’entrée. Le mot de la fin sera « à la semaine prochaine » (pour la réponse) !

Je prends une bouffée d'air dehors en attendant mon chauffeur... Il respire la satisfaction et l’excitation. Quelques doutes s’installent malgré tout.

Pas le temps de se poser trop de questions car un autre entretien m’attend le lundi matin avec le Syndicat de la Fourme de Montbrison, l’entretien pour le parfait gourmand ! La meilleure préparation : manger du fromage tout le weekend ! Jusque là tout va bien ! Tout se passe bien mais les administrateurs semblent vouloir travailler avec un ingénieur agronome. Affaire à suivre...

Après ce petit séjour spécial entretien, c'est l'heure de monter dans l'avion et de rejoindre le pays du vélo. Le mercredi, retour au bureau...

Au moment de midi, je reçois un appel. Le numéro contient l'index 33 mais c’est un numéro des Pays-Bas, de la pub... Un peu plus tard dans l’après-midi rebelote. Sauf que cette fois-ci, c’est bien un appel de la France. Vite, vite, une salle de libre !

-          Bonjour, G******* M**********, Je vous appelle suite à l'entretien que nous avons eu la semaine dernière. Tout d'abord, je souhaitais vous remercier de vous être rendue disponible un samedi.
Le stress monte.
Il semble que vous remplissez une bonne partie des critères par rapport à ce que nous recherchons... 
Et monte encore plus. J'attends le mais...
et je voudrais donc vous offrir le poste...
Wow, wow, la joie monte mais je la contiens.
A vrai dire, je voudrais vous offrir encore mieux : le poste de Responsable Marketing et Communication
WOW ! J'en reviens pas.
Je vais vous envoyer une proposition d'embauche par email et vous me direz si cela vous convient.
SUPER, SUPER, quoi dire d'autres.
-          J'attends la proposition avec impatience.

Après avoir passé plusieurs jours à réfléchir à ce que j’allais faire et à regarder mes emails toutes les cinq minutes dans l'espoir de recevoir cette fameuse offre, finalement la voilà ! Quelle belle surprise ! On m'offre exactement ce que j'ai demandé. Comment refuser !

La joie m’envahit ! Je tape des pieds, j’ai envie de sauter partout… Waouh ! Le sourire ne part plus de mon visage. J’écris à Danielle, une de mes collègues françaises pour lui annoncer la nouvelle. Ni une ni deux, nous nous retrouvons au rez-de chaussée du batiment. Et là, la danse de la joie commence ! C'est la fête! J'y suis arrivée, je n’y crois pas! Et dire que j’imagine le moment où je vais donner ma démission depuis quelques temps et qu’à présent, je peux vraiment le faire ! Comme dirait ma collègue Marianna: unbelievable !

La prise de poste est programmée pour le 4 mai. Voilà une date qu’elle est bonne. Elle va me permettre de réaliser un autre projet : le projet de rentrer en France en vélo! Je rêve d’une escapade cyclotouriste depuis plus d’un an. Ce départ semble l’occasion parfaite pour une première expérience. Après le week-end de Pâques, à nous, les pistes cyclables européennes et beaucoup de découvertes !

Bref, plus que six semaines à passer à Amsterdam, un déménagement et un voyage à organiser… Comment dire : elles vont passer vite…

Suite au prochain épisode !

lundi 12 août 2019

Retour dans un nouveau pays, le mien !

Non, non, je ne vous ai pas oublié ! L’envie d’écrire ne me manque pas ! Seulement le temps !

Après ces quelques mois de silence, je vous raconte ce qui s’est passé dans ma petite tête durant tout ce temps. D’ailleurs, comme vous l’aurez compris grâce au titre de l’article, je reviens vers vous avec un nouveau projet…

Avoir pour second moyen de locomotion l’avion, ça devient un peu du luxe ! Et notre belle planète alors ! Il est temps de redescendre sur terre, de remettre le compteur à zéro et de se lancer dans une nouvelle aventure vers un nouveau pays – 3e édition, le mien !


Cela fait pratiquement huit ans que je vis entre le royaume d’Elisabeth et de Willem Alexander. Ces deux expériences d’expat m’ont tellement fait grandir… Je ressemble presque à une hollandaise !

Prendre cette décision n’a pas été facile… Je suis très attachée à mon univers international. Et pourtant… Je suis toujours en quête de trouver mon « chez moi » ! Amsterdam m’a beaucoup offert en matière de qualité de vie. On se sent naturellement bien dans cette ville : les déplacements à vélo, l’omniprésence de la nature et de l’eau, l’odeur de l’herbe (!), le dynamisme, la modernité écologique, etc… Les gens ne sont pas stressés ici. Ils sont optimistes et aiment profiter. J’aime écouter leurs parcours tous aussi uniques les uns que les autres. Mais la vie est chère et le logement est une vraie galère. Je n’arrive pas à y poser mes valises définitivement. Mon envie d’être ailleurs, proche de Pierre-Jean y est sans doute pour quelque chose…

De plus, ces dernières années, la France est devenue mon lieu de vacances favoris. Galoper d’un endroit à l’autre pour essayer de voir un maximum de personnes en peu de temps, voilà le quotidien d’un expat. C’est toujours toute une organisation pour passer quelques heures avec les gens et parfois parler avec certains pendant seulement dix minutes… On s’y fait mais c’est un peu frustrant. Refuser des invitations devient de plus en plus difficile. Je ressens l’envie de partager plus de moments avec les gens que j’aime.

Depuis deux ans et demie, « savourer » le sandwich de KLM dans les airs entre Amsterdam et Lyon est devenu de plus en plus régulier. Réveil matin 5:30, sac à dos sur les épaules, le départ vers Schiphol est imminent. Le weekend s’apprête à commencer. Bus puis train, je connais le chemin par cœur. Check-in gate pour Lyon, c’est de ce côté. Rapidement, je passe les customs et longe ensuite les magasins de souvenir sous l’effigie de la tulipe. J’arrive à ma porte d’embarquement sous les coups de 7h. Mes pensées se tournent vers le weekend qui arrive. Mon visage affiche un sourire. Je vais bientôt voir Pierre-Jean. J’en manque d’impatience après ces quelques semaines d’attente… L’hôtesse prend son micro : les passagers en classe économie sont invités à se présenter à la porte d’embarquement… Mon siège m’attend. 1h15 de vol et les portes de Lyon m’ouvriront les bras ! Ça y est, le sommet du Mont Blanc pointe le bout de son nez… La descente commence et rapidement les roues se posent sur le sol… Nous y sommes ! Plus que quelques minutes et je suis sortie. Mon covoiturage m’attend. Une nouvelle occasion de papoter avec un ou des inconnus, des vacanciers, un pilote ou encore un employé de l’aéroport, toutes les options sont envisageables. J’écoute attentivement le récit de leurs expériences et redécouvre la France à travers eux. Quelle inspiration ! 1h15 d’autoroute, ça doit être un chiffre porte-bonheur, et j’arrive à l’aire de covoiturage de Balbigny. Plus que 10 minutes d’attente avant les retrouvailles ! Rapidement ce sentiment de bien-être arrive ! Je suis transportée dans l’univers de Pierre-Jean ; son travail, sa maison, ses proches, … J’oublie les canaux, les vélos et le gouda et je pense à la fourme, aux montagnes du Forez et à la voiture. Je retrouve la nature, le terroir, le calme, etc… Cet environnement me rappelle mon enfance… Puis le weekend passe à vitesse grand V entre rendre visite aux amis ou à la famille, la chasse, les balades à vélo ou à pied, etc. Nous prenons nos habitudes mais le moment des aurevoirs approche déjà… ☹ Pfff…


Je reprends la route, m’envole dans les airs et en quelques heures, je suis de retour dans les pays plats. La vie hollandaise reprend son cours mais quelque chose ou plutôt quelqu’un manque… C’est étrange et désagréable… Les conversations téléphoniques reprennent… pour quelques semaines avant de remettre ça !

Dans tout ça, on ne s’est jamais posé de questions. La situation est comme elle est. On se focalise sur les bons moments. Après tout, c’est tout ce qui compte. 😊 On en veut juste un peu plus!

Quand j’ai annoncé à mes amis ici que je planifiais de partir, ils se sont évidemment réjouis ! Bon débarras !!! 😉 Mais m’ont aussi demandé pourquoi Pierre-Jean ne venait pas à Amsterdam pour y développer son business ? Vous êtes-vous déjà risqués à déraciner un forézien qui trempe tous les jours ses pieds dans la pâte à tartiner, leur ai-je répondu. Et bien si j’étais vous, j’oublierais ! Quelques minutes suffisent pour comprendre qu’il est passionné par son métier… Je ne compte plus le nombre de fois où nous sommes allés dans des supermarchés aux Pays-Bas ou en France et où nous avons passé notre temps à regarder les pots des concurrents pour voir si la pâte à tartiner était déphasée 😊 Le temps et l’énergie dépensés ne comptent plus pour offrir la qualité aux clients ! Charles chocolartisan, ce n’est pas seulement son projet mais celui de toute sa famille et de ses collègues. Je suis impressionnée par le dynamisme, la créativité et l’esprit d’équipe présent à la chocolaterie. Charlotte sur la tête, ils ont tous l’envie que l’entreprise grimpe au sommet et mettent les mains et les pieds à la patte pour ça. Et honnêtement, je leur souhaite. Pourvu que ça dure encore très très longtemps ! Cette attitude donne uniquement l’envie de pouvoir en faire autant et de les aider !

De mon côté, j’en suis bien loin. Je fais mon travail sans stress, dans une bonne ambiance et la journée passe... La situation est juste confortable. Je bénéficie d’horaire très flexible. Mon chef me permet de travailler de la maison quand j’ai besoin. Autant dire que sans ça, je ne pourrais pas rentrer en France aussi régulièrement et facilement. Il va falloir que je songe à lui offrir des bouteilles de champagne pour le remercier pour sa confiance !

Chez Elsevier, je me suis investie dans mon travail avec l’envie d’apprendre chaque jour. J’ai accumulé les projets en vain… Le changement de job ne s’est jamais profilé... Quelle frustration ! Se tourner vers de nouveaux défis professionnels vient donc à point. Une raison de plus pour bouger !

Me voilà prête mais ce genre de changement, ça se prépare ! J’ai donc commencé par lire des récits d’impatriés exposant dans de nombreux cas leurs difficultés à créer de réelles connexions avec les français et à se sentir chez eux. Manque d’ouverture, de flexibilité, envie constante de repartir, etc.  Des discours qui n’inspirent rien de positif… C’est bien dommage car je souhaitais m’en inspirer. Finalement, chacun vit les expériences de manière différente. Qui sait comment je vais réagir ? Je m’en voudrais de ne pas essayer.

Mon objectif principal est de me rapprocher. La première étape est de trouver un emploi, de préférence du côté de Saint-Etienne ou de Lyon où les opportunités seront plus nombreuses. La ville de Lyon m’a toujours attiré et mes passages à Saint-Etienne m’ont montré son dynamisme et la gentillesse des gens. Je n’ai pas vraiment de deadline. Je vais donc prendre mon temps pour faire un bilan de mon expérience à l’étranger pour identifier les éléments qui me conduiront à l’épanouissement professionnel et nous verrons ensuite.

J’ai choisi de faire appel à un coach pour m’accompagner dans cette démarche avant d'attaquer la recherche d'emploi… Je vous en dis plus dans mon prochain article. Et je vous promets que celui-là ne sera pas publié dans un an ! 

jeudi 5 octobre 2017

L'acrophobie... une peur pas insurmontable!

364 jours plus tôt... Amsterdam - Octobre 2016 - Début  de la thérapie contre l’acrophobie. Souvenirs! 
Depuis que je suis petite, je souffre d’acrophobie, c’est-à-dire de la peur du vide, de l’altitude ou encore des hauteurs. Ce terme est souvent remplacé inexactement par le mot vertige qui n'est théoriquement qu'un de ses symptômes. Voilà pour la définition du Larousse!

En grandissant ce phénomène n'a fait qu'évoluer et devenir de plus en plus handicapant! Durant ces dernières années, j'ai tenté de trouver des solutions pour pallier les désagréments comme par exemple rejoindre un groupe de randonnée, me forcer à réserver des billets d’avion sur des trajets courts, ou même obtenir un certificat de mon médecin pour aller voir un psychiatre, certificat que je n’ai jamais utilisé d'ailleurs à cause de ma bougeotte…

Lors de mon arrivée à Amsterdam, cette excuse ne valait plus surtout qu’à ce moment-là, aller au travail aurait pu devenir un problème... Bref, le déclic quoi !

Quelle idée aussi de bosser au 22e étage lorsqu’on habite dans le pays le plus plat du monde! En effet, bien mauvaise… La petite boule au ventre m’a suivi au boulot pendant mes premiers mois chez Elsevier… Et puis tant qu'à faire, plus on est de fous, plus on rit : elle n'était jamais seule à m'accompagner… Ces copains sentiment d’insécurité, d’angoisse vis-à-vis de l’imprévu, etc… étaient aussi de la partie. Et si l’alarme à incendie se mettait à sonner… Mince, il faudrait descendre par les escaliers… Et si… je me retrouvais dans une salle de réunion proche de la fenêtre, donc proche du vide, comment ne pas paniquer…

Voilà quelques exemples des réactions que je pouvais avoir avant… Ça vous paraît ridicule, n’est-ce pas? La blonde réagit un peu de manière irrationnelle… Jusque-là tout est normal !

Par contre, l'ennui c'est le stress inutile causé par tout ça, et le fait de ne pas pouvoir faire les choses qu’on aime voire qu'on pourrait même perdre des opportunités professionnelles… Il est temps de trouver une solution!

Après maintes lectures, j’ai découvert que l’acrophobie était instinctivement ancrée en moi depuis une période inconnue. Mon cerveau a intégré un réflexe automatique et inconscient de survie et de protection dans toute situation m’exposant à la hauteur. Il tire la sonnette d’alarme à chaque fois que la vue, le système vestibulaire et/ou proprioceptif identifient un élément dangereux au sein de l’environnement dans lequel je me trouve. Cela prouve que ces systèmes sont souvent défaillants chez un acrophobe. 


Dans un ravin...

Dans mon cas, voici les fauteurs de troubles : les ponts, les avions, les sentiers de randonnée en haute montagne, certaines remontées mécaniques, des escaliers en colimaçon montant au sein du clocher d’une église par exemple, les ascenseurs en vitre ou le vide vu d’un gratte-ciel... La liste est longue… Celle des anecdotes liées à chaque élément l’est d’autant plus! Si certains d’entre vous souhaitent en partager, allez-y, ça me ferait rire puis plaisir de connaître la façon dont vous racontez ça !

Poursuivons dans notre recherche des causes. Apparemment l’origine de cette peur est souvent le fruit d’un évènement passé : une chute, un trauma, une mauvaise expérience transmise par les parents dans une situation de danger (et oui la peur ça se transmet !) voire le fait d’être de nature anxieuse, l’anxiété étant le moteur de ce problème. Chaque situation dangereuse similaire à une situation précédemment vécue comme dangereuse voire l’anticipation liée à une situation future identique va générer du stress. Par exemple, lorsque j’allais aux sports d’hiver avec mes parents, plus les années passaient plus chaque jour, je me levais avec la peur au ventre, une peur liée à des situations vécues et à l’inconnu/manque de contrôle par rapport à l’emploi du temps de la journée qui commençait. Nous allions chaque matin prendre des cours de ski et ne savions pas où nous allions être amenés, avec qui, …
  
Sur les skis aux Deux Alpes!

Un jour alors que je skiais avec mes parents, j’ai décidé de ne pas les suivre par peur et de suivre mon propre chemin. Je me suis donc retrouvée livrée à moi-même sur un sentier proche du vide ce qui m’a terrifié. J’ai pris sur moi pour regagner la piste principale mais le lendemain, j’ai prétexté être malade pour ne pas y retourner. A présent, j’associe à cette station de ski la peur et je ne sais pas si je pourrais y retourner malgré tous les bons moments que j’y ai passés.

Comme quoi, plus on grandit, plus on gagne en conscience/expérience et moins il est facile de refaire certaines choses… Aaah quand j’avais 20 ans… lol

Et oui, quand j’étais plus jeune (!), mes crises d’angoisses étaient moins intenses. En revanche, elles ne me permettaient pas de découvrir les sensations que je découvre à présent : l’évitement, l’oppression, la perte d’équilibre, les tremblements, la transpiration et l’accélération du rythme cardiaque. Parfois, il m’arrive même de pleurer ou de faire des crises d’hyperventilation. Même dans mes crises, il n’y a pas de routines !

Self-control est le mot magique pour pouvoir retrouver son calme habituel. Lorsque je me suis retrouvée seule face au ravin, j’ai dû me convaincre que je n’avais pas d’autres choix que d’avancer au risque de rester bloquée et de ne jamais revoir mes parents et mon frère! Ça aurait été dommage !!! L’important est de convaincre son cerveau que nous ne sommes pas en danger. Facile!!!

Ma thérapie m’a aidé à comprendre ce qu’il se passe dans ma tête afin d’arriver à mieux gérer mes émotions voire penser différemment. La psy m’a expliqué que lors d’une crise d’angoisse, nous avons tout d’abord une grosse montée d’anxiété mais que celle-ci ne peut plus évoluer ensuite. La seule solution pour réduire l’anxiété est de se confronter à sa peur et qu’au contraire de ce que notre cerveau nous dit, il ne faut pas essayer de fuir cette situation. De cette façon, le cerveau identifiera cette situation comme non-dangereuse sur le long terme. Il est donc important de se retrouver face à des environnements « à risques » régulièrement, pour ne pas que la peur reprenne le dessus.

Au-delà de l’analyse effectuée à l’issu des premiers rendez-vous, pour ne pas dire l’interrogatoire, les solutions suggérées ont en effet été la confrontation : histoire de chasser les idées négatives liées aux situations passées dans un premier temps.

Plusieurs exercices m’ont été proposés. Nous avons commencé par un premier exercice qui ne m’a pas vraiment convaincu, je dois dire… C’est-à-dire, se remémorer une situation stressante liée à un vol, et raconter ce que l’on a ressenti. J’ai alors choisi de parler de mon expérience lors du vol Stockholm-Londres, juste après un orage. La psy m’a donc demandé de fermer les yeux de décrire la situation en détails puis de partager avec elle ce que j’avais ressenti à ce moment. J’ai dû me creuser la tête pour en sortir des informations précises!

Dans ce cabinet, il ne disposait pas du joli petit casque et de l’écran pour faire une séance de réalité virtuelle. Quel dommage, j’y aurais plus cru ! A c
ôté de cela, on m’a conseillé d’utiliser une appli de méditation voire d’écouter de la musique de relaxation, lorsque je suis dans l’avion afin de pouvoir me calmer.

Le second type d’exercice m’a permis de découvrir plusieurs bâtiments à Amsterdam, des bureaux d’entreprises principalement et les locaux de l’Université libre d’Amsterdam (Vrije Universiteit van Amsterdam).

Le principe : se pencher par la fenêtre et sauter, histoire de pouvoir amortir le choc de mieux en mieux! Qui y a cru ?

En résumé, j’ai dû m’approcher des fenêtres (la vitre partait de mes pieds et allait jusqu’au plafond) jusqu’à me sentir à l’aise. Mine de rien lors de la première séance à l’Université, cela m’a pris au moins 45 minutes alors que nous étions au 8e étage. Petit à petit, nous sommes grimpées pour faire la même chose aux étages supérieurs mais compte-tenu du fait que l’agencement était similaire, cela semblait plus facile. Passez deux heures à faire ça et vous êtes épuisés, je vous le garantis. Je n’ai pas été très efficace au travail après!

Photo prise lors d'une rando avec mes Sunny walkers!

Une semaine après, histoire de tester si cela avait évolué, nous avons remis ça avant d’aller ensuite dans un autre bâtiment où cette fois-ci, il s’agissait de monter avec des escalators entourés de vide puis une passerelle reliant deux salles. La répétition a fonctionné avec les escalators alors qu’en revanche, avec la passerelle, il a fallu y aller plus progressivement. Ce sont donc enchaînés les exercices où il a fallu se positionner à un endroit de la passerelle, y rester pendant un temps donné, puis faire la même chose au bord de la barrière, ceci aux deux extrémités et en allant de plus en plus loin. Ensuite, la deuxième semaine, j’ai dû traverser la passerelle à plusieurs reprises en m’arrêtant au milieu (le plus terrifiant), etc… La conscience du danger se réduisait au fur et à mesure.

Ceci a conclu ma thérapie ! En parallèle, la thérapeute m’a conseillé de poursuivre mes efforts en me confrontant régulièrement afin que cela ne revienne pas.

Sans attendre, alors que ma thérapie n’était pas finie, avec mes "stairapists" (ou collègues) nous avions déjà commencé l’ascension progressive du 22e étage ! En plus, les coupures de courant ont été aussi là pour faire marcher la machine. Les occasions n’ont pas manqué… Après un mois et demi à faire ça deux fois par semaine, l’objectif a été atteint même si seule je ne suis pas certaine de pouvoir. En revanche, pour la descente, il y a tout à faire...

En ce qui concerne l’avion, j’ai trouvé la parfaite excuse pour le prendre régulièrement… :) Du coup, je ne stresse plus la nuit précédant le vol, seulement une fois assise sur mon siège! C’est là que l’appli de méditation et la musique de relaxation interviennent et cela marche à merveille en fermant les yeux au cours des 20 premières minutes. J’ai eu plusieurs fois l’occasion d’être assise coté fenêtre, ma hantise, et au final, j’ai peur de regarder durant les premiers instants mais à la fin, je ne peux plus m’en passer tellement la vue est belle ! Mon prochain objectif : prendre un vol de plus de deux heures et peut être rendre visite à mes copines Lucie et Tina quelque part sur un autre continent... Un souhait de longue date!

Ensuite, je voudrais retourner faire du ski et de la randonnée en haute montagne pour voir ce qu’il en est. Des challenges et encore des challenges… Trop cool ! 

Certains d’entre vous m’ont déjà dit mais Gwen, la peur est toujours là… Peut-on dire que la thérapie à fonctionner? Bonne question! Evidemment, chaque situation est différente et il est impossible de savoir si je n’aurais pas peur à un endroit ou à un autre mais au moins j’ai appris à mieux comprendre d’où venait les crises d’angoisse, à me contrôler, j’ai d
écouvert quelques techniques pour me calmer et que la motivation est à chaque fois très importante pour me permettre de faire face à ce sentiment d'insécurité : la preuve lorsqu’avec Pierre-Jean, nous sommes montés en haut de la Basilique du Sacré-Cœur à Paris. Grâce à sa présence qui m’a motivé et sa patience, nous avons pu apprécier cette vue magnifique. 

Vue prise sur Paris du Sacré-Coeur. Ca aurait été dommage de manquer ca!

J’ai été assez surprise par la durée de ma thérapie : seulement quelques mois mais en effet, c’est un effort continuel! Certaines personnes s’en sortent grâce à l’hypnose ou à la sophrologie, d'autres types de thérapies cognitivo-comportementales dont la durée varie. A voir si je ressens le besoin de les tester plus tard…

Dans tous les cas, l’expérience aura été intense mais m’aura rendu plus forte et j’en suis bien heureuse. Happy ending! :)))

Au final, ça a aussi des avantages d’avoir peur du vide… Qui est-ce qui a plusieurs reprises a pu bénéficier de meilleures places lors d’évènements sportifs ou culturels parce qu’elle ne pouvait pas rejoindre son siège (qui en a aussi fait bénéficier les copines !) et qui en étant inscrite sur la liste des handicapés au boulot peut descendre par l’ascenseur lors des alertes incendies pendant que les autres descendent gentiment les escaliers ? C’est moi ! haha

Quart de finale de handball - JO Londres 2012 - Belle vue d’à côté de la tribune VIP!

A présent, pour ceux qui se seraient posé la question, je vais pouvoir envisager la thérapie contre la blonditude! Enfin, s’il y a des solutions! 

Et vous de quoi avez-vous peur?